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Dans cette rubrique, seront présentées des comptes-rendus de congrès ou conférences et des actualités concernant le cancer en général et les tumeurs du rein.

48ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) - 1er au 5 juin 2012

L’ASCO, principal rendez-vous de la cancérologie mondiale au cours duquel sont partagés les résultats d’études cliniques sur les différents cancers, s'est tenu à Chicago du 1er au 5 juin 2012.

Les résumés des présentations qui concernent le cancer du rein sont visibles sur cette page.

Vidéo du Dr Escudier en direct de Chicago :

[Interview du Dr Escudier]
  • Le Dr Bernard Escudier a présenté à cette occasion, les résultats de l'étude PISCES qui s’est intéressée à la préférence des patients, en terme de qualité de vie, entre deux traitements du cancer du rein métastatique :

    Patient preference between pazopanib (Paz) and sunitinib (Sun) : Results of a randomized double-blind, placebo-controlled, cross-over study in patients with metastatic renal cell carcinoma (mRCC)—PISCES study (Abstract n° CRA4502).

    Les résultats préliminaires portant sur 114 patients rapportent une préférence de 70 % pour le pazopanib contre 22 % pour le sunitinib (8 % des patients n’ayant pas de préférence). Cette différence statistiquement significative est principalement motivée par une meilleure qualité de vie et une moindre fatigue rapportées par les malades (http://news.doctissimo.fr/Medicaments/Traitement-du-cancer-du-rein-comment-tenir-compte-de-la-preference-des-patients-27522).

  • Les nouvelles immunothérapies : face à des cancers du rein ou du poumon très avancés et des mélanomes, un nouveau médicament, un anticorps dirigé contre PD-1, a réussi à "remobiliser" le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules tumorales.

Le taux de réponse a été de 27 % face au cancer du rein (9/33 patients). Le traitement a donc eu un effet bénéfique chez un patient sur 4 (http://news.doctissimo.fr/Medicaments/Un-nouveau-medicament-reveille-nos-defenses-naturelles-contre-le-cancer-27524).

Anti-PD-1 (BMS-936558, MDX-1106) in patients with advanced solid tumors : Clinical activity, safety, and a potential biomarker for response (Abstract n°CRA2509).

Bien que préliminaires, ces données ont été simultanément publiées dans le New England Journal of Medicine : Safety, Activity, and Immune Correlates of Anti–PD-1 Antibody in Cancer - Suzanne L. Topalian et al. – N Engl J Med 2012. 2 juin 2012.

Une autre étude, également publiée dans le New England Journal of Medicine, rapporte des résultats encourageants avec un autre anticorps (un anti-PD-L1 qui exerce un blocage au niveau de la tumeur). Safety and Activity of Anti–PD-L1 Antibody in Patients with Advanced Cancer - Julie R. Brahmer et al - N Engl J Med 2012. 2 juin 2012.

 


Le 27 janvier 2012

La Food and Drug Administration (FDA, l'organisme qui a, entre autres, le mandat d'autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis) a approuvé le 27 janvier, l'axitinib (Inlyta de Pfizer, Inc) pour le traitement du carcinome rénal avancé après échec d'un traitement systémique préalable. Cette approbation est basée sur une étude internationale (l'essai randomisé de phase 3 Axis), montrant que l'axitinib augmente la survie sans progression de 2 mois, ce qui représente une amélioration de 43% de la survie moyenne par rapport au traitement standard par sorafénib (Nexavar).

Inlyta® (axitinib), est une thérapie par voie orale, inhibiteur de la kinase conçu pour inhiber sélectivement le facteur de croissance vasculaire endothéliale (VEGF) -récepteurs 1, 2 et 3, qui peuvent influencer la croissance tumorale, l'angiogenèse vasculaire et la progression du cancer.

Le communiqué de la FDA


Communiqué de presse, IGR, Villejuif, lundi 23 janvier 2012

Cancers du rein métastatiques : des rémissions complètes avec les thérapies ciblées, la question de l'arrêt du traitement

Une étude multicentrique et rétrospective, menée par les Drs Laurence Albiges et Bernard Escudier, cancérologues et spécialistes du cancer du rein et de l’immunothérapie à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif, s’est intéressée aux cas de rémissions complètes chez des patients atteints de cancer du rein métastatique et traités par thérapies ciblées seules, ou avec un traitement local. Les auteurs se sont surtout intéressés aux cas de rémissions complètes sous inhibiteurs de tyrosine kinase, une famille spécifique de thérapies ciblées (ici, sunitinib ou sorafenib).

Même s’ils sont rares, des cas de rémissions complètes sont observés chez ces patients (64 cas dans cette étude) et les cancérologues se posent maintenant la question de l’arrêt du traitement et de l’évolution ou non de la maladie après l’arrêt. L’étude montre que 61% des 28 patients ayant eu une rémission complète avec des inhibiteurs de tyrosine kinase seuls et ayant arrêté leur traitement, ont toujours une réponse complète après 255 jours de suivi médian et 48% des 25 patients ayant eu une rémission complète avec un traitement local et des inhibiteurs de tyrosine kinase et ayant arrêté leur traitement, ont toujours une réponse complète après 322 jours de suivi médian. Cette étude a été récemment publiée en ligne sur le site Internet de la revue scientifique Journal of Clinical Oncology. ...

http://www.igr.fr/index.php?p_m=igrinter&p_id=5136


Une étude réalisée entre 1995 et 2006 vient de montrer qu'aux États-Unis, le nombre de cancer du rein diagnostiqué chez de jeunes malades est en augmentation (tranche d'âge entre 20 et 39 ans). L'âge moyen au diagnostic a diminué de 64,7 à 62,7 ans et la proportion de patients diagnostiqués avant l'âge de 65 ans a augmenté de 45,9% à 55,3%.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22088338


Le nombre de cancers baisse aux Etats-Unis mais les cancers du pancréas, du foie, de la thyroïde, du rein et de la peau sont en hausse sur les dix dernières années. Cette augmentation pourrait être due à l'obésité, mais également au fait qu'ils sont davantage recensés en raison de dépistages plus précoces (AFP).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gb97IqK6WXuwCxIcxHG42ZdNMaQA?docId=CNG.ecb7583686915eaf5bf0188a2f93b0b9.9e1



2011 Multidisciplinary European Cancer Congress - 23 au 27 septembre 2011


Le congrès européen de cancérologie multidisciplinaire 2011 s'est tenu à Stockholm du 23 au 27 septembre. Il a réuni 3 organisations : l’ECCO (The European CanCer Organisation), l’ESMO (European Society for Medical Oncology) et l’ESTRO (European Society of Therapeutic Radiology and Oncology), créant ainsi une occasion unique en Europe de discuter des différents aspects de la prise en charge du cancer, depuis les connaissances fondamentales jusqu’aux soins de support en passant par la recherche translationnelle et la thérapeutique. Avec seize mille participants de 120 pays, il représente le plus grand congrès en Europe sur le thème du cancer.

L'ECCO est une fédération de 24 associations membres, qui représente les intérêts de plus de 50 000 professionnels de l'oncologie et promeut la multidisciplinarité dans ce domaine. Par l’organisation de congrès elle unit et fédère la communauté des professionnels européens sur le thème du cancer en s'appuyant sur la diffusion des nouvelles connaissances ainsi qu’en insistant sur l’importance de l'éducation des praticiens aussi bien que de la nouvelle génération de médecins. Elle joue également un rôle important dans les débats et discussions avec les décideurs clés des institutions européennes, afin de promouvoir les intérêts des patients atteints de cancer, de la recherche ainsi que de toutes les autres professions formant «l’onco-communauté ».

Tout juste de retour de Stockholm, le Dr Bernard Escudier a fait le point pour ARTuR sur les dernières avancées concernant le cancer du rein.

Tout d'abord, il semblerait qu'il y ait confirmation de l'existence d'une prédisposition de chaque patient à pouvoir répondre plus ou moins bien à une drogue donnée.

Selon le Dr Escudier, c'est quelque chose de surprenant car les spécialistes pensaient jusqu'à maintenant que c'était la biologie de la tumeur qui était l'élément clé. C'est certainement un élément important mais, malgré cela, le patient lui-même serait manifestement porteur d'éléments qui permettent de prédire une certaine efficacité de telle ou telle drogue. Et il est également tout à fait possible que l'on puisse déterminer les patients qui auront plus de risques d'avoir des toxicités avec une molécule. Ces éléments, ce sont les SNPs (Single Nucleotide Polymorphism) ou polymorphismes de nucléotide unique, les nucléotides représentant l'unité de construction de l'ADN (support de l'information génétique). Il faut savoir que le séquençage du génome humain est à l'origine de la découverte de millions de variations de séquence dans le génome humain. Ces variations de séquence d'ADN sont dans leur immense majorité limitées à des SNPs. Ces variations sont associées à de la diversité entre populations ou individus, une différence de sensibilité à des maladies et la réponse individuelle aux médicaments.

Avec cette découverte, les scientifiques devront se poser la question de savoir comment analyser ensemble tous ces paramètres : les facteurs prédictifs cliniques, les facteurs prédictifs biologiques au niveau de la tumeur et au niveau du sang périphérique et donc ces éléments génotypiques constitutionnels (qui touchent toutes les cellules de l'individu, à l'inverse d'une anomalie acquise au cours de la vie), pour prédire l'efficacité ou la toxicité d'un traitement sur tel ou tel patient. Mais il faut d'abord, confirmer ces résultats qui sont pour le moment des résultats rétrospectifs. Si ces résultats sont confirmés, ce qui sera sans doute le cas selon le Dr Escudier (car ils se retrouvent pour différents types tumoraux et avec beaucoup d'agents), il faudra apprendre à commencer par « typer » les patients (analyser leurs SNPs) et ensuite les caractériser en fonction de la biologie de la tumeur et de leurs caractéristiques cliniques pour recevoir plutôt telle ou telle drogue.

En ce qui concerne les nouveaux traitements qui sont en développement pour le cancer du rein, le Dr Escudier rappelle qu'il y a déjà eu 6 médicaments approuvés en 6 ans, ce qui est très bien mais difficile à gérer pour les oncologues qui doivent choisir le bon traitement pour un patient donné. Un 7e, l'axitinib, devrait être approuvé prochainement aux Etats-Unis et en Europe. Et il y en a au moins actuellement 4 dans des essais en phase III, dont l'objectif est de conduire à l'enregistrement des molécules si les essais sont concluants. Les oncologues devront donc apprendre à gérer toute cette « richesse » de médicaments et surtout savoir comment les positionner les uns par rapport aux autres (c'est à dire, lequel choisir, dans quel ordre les donner), ou éventuellement les combiner ensemble à un moment donné. C'est tout l'objet d'une recherche clinique importante et attentive.

Ces essais concernent, à la fois des inhibiteurs de tyrosine kinase (les anti-angiogéniques) avec des médicaments de nouvelle génération peut-être plus actifs et un peu moins toxiques. Ils pourront être prescrits alternativement, ou en combinaison de nouvelles molécules. Et c'est justement ce qui est intéressant, car les résultats d'études de nouvelles voies thérapeutiques commencent à aboutir. C'est le cas avec l'apparition de nouvelles immunothérapies, des immunothérapies ciblées, donc différentes de celles, sans sélectivité, qui étaient utilisées initialement pour le cancer du rein. Ces molécules vont cibler des signaux particuliers qui empêchent la cellule du système immunitaire de réagir (et donc de « détruire » la cellule cancéreuse) et essayer de les stopper pour que la cellule immunologique puisse faire son travail. A côté, il y a également de nouvelles voies thérapeutiques proches des tyrosines kinase. Elles sont un peu différentes mais semblent être complémentaires. C'est le cas de molécules capables de lutter contre des phénomènes qui apparaissent lorsque les cellules tumorales deviennent résistantes aux anti-angiogéniques. Il sera possible de les prescrire après et peut- être en combinaison avec les anti-angiogéniques pour une meilleure efficacité.

Ces résultats sont donc énormément porteurs d'espoir pour les spécialistes pour continuer à progresser dans le traitement du cancer du rein, pour lequel ces dernières années, la survie globale a été presque triplée, les oncologues espérant surtout arriver à guérir plus de patients métastatiques.




47ème congrès de l'ASCO - 3 au 7 juin 2011


Le 47ème congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), principal rendez-vous de la communauté internationale de cancérologues, s'est tenu à Chicago du 3 au 7 juin 2011. C'était l’occasion pour 30 000 spécialistes du cancer de se retrouver et d’échanger autour de 4 000 travaux scientifiques.

Comme chaque année, le Dr Escudier, président d'ARTuR, était présent à Chicago pour présenter des travaux de recherche et rencontrer les spécialistes mondiaux qui travaillent sur le cancer du rein et pouvoir ensuite nous faire part des actualités et avancées que tous ceux qui luttent contre le cancer du rein, ainsi que leurs proches, attendent.

Dans cette vidéo réalisée en direct de Chicago, il nous explique comment se déroule cette « messe » de la cancérologie et nous dévoile ce qu'il faut retenir cette année concernant le cancer du rein.

[Interview du Dr Escudier]

Vous pouvez retrouver sur cette page les résumés (en anglais) des 115 présentations orales, posters ou publications consacrées au cancer du rein cette année.

Pour le 40ème anniversaire de la signature du National Cancer Act, la loi qui avait conduit à des investissements importants dans la recherche contre le cancer aux États-Unis, l’ASCO a souhaité construire la réunion sur le thème « patients, pathways, progress ». En lisant le mot que le Dr George W. Sledge, président de l'ASCO, a adressé cette année aux participants, on mesure la place tenue par les patients dans les esprits des médecins-chercheurs présents cette année : 

"Patients" : Prendre soin de patients est l'aspect le plus gratifiant du métier d'oncologue. Il est primordial qu'entre le patient et son oncologue s'établisse une relation basée sur la compassion et l'honnêteté. Et ce sont justement ces valeurs qui dirigent l'ASCO.

"Pathways" : Ce terme fait référence aux voies moléculaires impliquées dans le développement et la progression du cancer, aux différentes voies utilisées pour traiter le cancer, mais aussi au chemin parcouru par le patient dans son combat contre la maladie. Une meilleure compréhension de ces différentes voies conduira à de nouvelles perspectives thérapeutiques apportées par les thérapies ciblées et permettant de proposer un traitement personnalisé.

"Progress" : Il est nécessaire de donner les moyens à la recherche d'accélérer les progrès accomplis ces dernières années dans la lutte contre les cancers afin que les oncologues soient en mesure de proposer aux patients des traitements efficaces ayant le moins d'effets secondaires possibles.




2ème Rencontre annuelle de l'INCa (Institut National du Cancer) - 24 novembre 2010


La deuxième édition des rencontres annuelles de l'INCa s'est déroulée le 24 novembre à la Cité des sciences et de l'industrie de Paris en présence de près de 900 participants. Cette journée d'échanges et de rencontres s'est organisée autour du « Plan cancer 2009-2013 en mouvement ».

Liens vers les vidéos et résumés de cette journée sur le site de l'Institut National du Cancer (INCa) :

  • Les inégalités face au cancer
  • Prévenir l’apparition des cancers en 2010
  • Progresser dans l’accès à des soins innovants et personnalisés

Les premières rencontres annuelles de l'Institut National du Cancer, qui ont eu lieu le 7 octobre 2009 à Paris avaient permis la tenue de débats autour des grands enjeux du futur  Plan Cancer 2009-2013.

Il est toujours possible de retrouver les comptes-rendus de cette journée sur cette page.




VIIème Forum scientifique, l’UNESCO - 9 novembre 2010


Le 9 novembre 2010, à l’occasion de son VIIe Forum scientifique, l’UNESCO à réuni, sous le haut patronage du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, 8 éminents spécialistes en oncologie.

Cette conférence, en partenariat avec l’INCa (Institut National du Cancer) et la Ligue nationale contre le cancer, et avec la participation de Roche et de la Mutualité Française, avait pour objectif de permettre au grand public de mieux comprendre et appréhender les différents comportements pour prévenir les risques de cancers et de rechute.


Programme complet :
http://www.longevitv.com/templates/default/inscription_forum/fr/CommuniquiForumV2.pdf

Les vidéos de cette journée sont maintenant disponibles sur le site LongeviTV




Congrès annuel de l'ASCO - 4 au 8 juin 2010


Plus de 30000 cancérologues et représentants de firmes pharmaceutiques de nombreux pays ont participé au 46ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco) le plus important congrès international de cancérologie qui s'est tenu du 4 au 8 juin 2010 à Chicago. Parmi les 4000 travaux de recherche qui ont été présentés sous forme de présentations orales, posters ou publications environ 120 étaient consacrés au cancer du rein. Il n'y a pas eu d'innovation dans la prise en charge du cancer du rein présentée cette année mais ces travaux de recherche ont permis d'exposer des résultats d'évaluation de traitements déjà utilisés ainsi que de nouvelles substances (les résumés des études consacrées au cancer du rein sont disponibles sur le site de l'ASCO.

Le Dr Bernard Escudier, cancérologue à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR, Villejuif) et président co-fondateur de l'association ARTuR, a présenté le 8 juin les résultats de l'étude TORAVA. Cette étude de phase II avait pour but d'évaluer l’efficacité de l’association de deux thérapies ciblées, le temsirolimus et le bévacizumab, chez des patients atteints de cancer du rein métastatique. Malheureusement cette étude montre que la toxicité de la combinaison de ces deux thérapies ciblées est plus élevée que prévu, sans synergie ou efficacité supplémentaire (Voir le communiqué de presse de l'IGR).

Ce congrès a également conforté l'idée que le pazopanib (Votrient), un inhibiteur de VEGF, est un traitement promis à un bel avenir puisque son efficacité semble similaire à celle des principaux inhibiteurs de tyrosine kinase. Il est disponible aux États-Unis dans le traitement du carcinome rénal avancé depuis qu'il a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) américaine en octobre 2009 et devrait prochainement arriver sur le marché européen, l’approbation ayant été donnée par l'Agence Européenne des Médicaments (EMEA) le 14 juin 2010. Son efficacité et sa tolérance doivent encore être évaluées et une étude visant à connaître les préférences des patients entre le sunitinib et le pazopanib est en cours.

A côté des publications concernant les thérapies ciblées il a également été à nouveau question de l'utilisation de l'interleukine (IL-2) à hautes doses car ce traitement utilisé depuis presque 20 ans dans le traitement du cancer du rein métastatique a permis d’obtenir des rémissions complètes durables. Malheureusement les dernières études ne confirment son efficacité que sur un nombre très réduit de patients sélectionnés et au prix d'effets secondaires lourds (dont quelques décès) nécessitant une hospitalisation. Il n'est d'ailleurs actuellement pas disponible en France.

Les résultats concernant une étude visant à évaluer avec plus de précision les risques de récidive après la chirurgie ont également été révélés par Brian I Rini. Cette étude a démontré une forte corrélation entre l'expression de certains gènes et le risque de récurrence dans le cas du carcinome rénal à cellules claires. Ces résultats pourraient conduire à l'élaboration d'un test qui permettrait d'aider à l'identification ultérieure de patients présentant un risque de récidive et devant donc bénéficier d'un traitement à un stade précoce.

Ce congrès a également donné l'occasion au Groupe Français d’Immunothérapie de présenter sous forme de poster une analyse de 65 cas de rémissions complètes observées dans différents centres spécialisés en France après un traitement anti-angiogénique seul (Sunitinib ou sorafenib) pour 39 patients ou en association avec un traitement local (chirurgie ou radiothérapie). Il semblerait qu'il soit possible d'arrêter le traitement une fois la rémission installée.

La possibilité d'interrompre le traitement après une stabilisation ou une rémission semble faire l'unanimité lors de ce dernier congrès. Ceci devra bien sûr être confirmé tandis que de nombreuses questions se posent toujours quant à l'utilisation optimale des traitements disponibles dans le cancer du rein, que ce soit seuls ou en association avec d'autres thérapies, en séquentiel, en situation métastatique ou en traitement adjuvant. Les nombreuses études en cours ainsi que la recherche de marqueurs fiables permettant de personnaliser les traitements devraient permettre de répondre à ces questions.

D'une façon générale ce congrès confirme que les thérapies ciblées font maintenant partie de l'arsenal thérapeutique quotidien et que le cancer du rein devient une maladie chronique avec des traitements de maintenance qui permettent de prolonger l'espérance de vie et d'améliorer la qualité de vie.

 

Dernière mise à jour : 3 juin 2012.

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