On parle de cancer du rein localisé lorsque celui-ci est limité au rein, c'est-à-dire qu'il n'est pas étendu aux organes voisins et qu'il n'y a pas de métastases. Selon la classification internationale TNM 2009 (voir sur la page diagnostic), il s'agit des formes classées T1 ou T2, N0, M0.

Le traitement du cancer du rein localisé est chirurgical dans la très grande majorité des cas.

Stades localisés

Quelles sont les indications ?

Les critères de décision sont multiples. Ils concernent la tumeur, le patient et la fonction rénale :

  • Facteurs liés à la tumeur : taille, localisation et extension.
  • Facteurs liés au patient : âge, antécédents, maladies et traitements en cours.
  • Fonction rénale : état du rein tumoral et de l’autre rein, maladies altérant la focntion rénale.

Classiquement il est proposé une néphrectomie partielle pour les tumeurs de moins de 4 cm et une néphrectomie totale pour celles de plus de 7 cm. Entre 4 et 7 cm, il convient d’évaluer avec le plus de rigueur possible le bénéfice pour la fonction rénale sans augmenter le risque vis-à-vis de la tumeur. C’est dans les cas de « petites tumeurs » qu’un traitement non chirurgical est parfois discuté, notamment chez les sujets plus fragiles (voir la page consacrée à la chirurgie du cancer du rein).

Cas particuliers

Tumeur bilatérale : Le cancer du rein peut atteindre parfois les 2 reins soit de façon contemporaine soit décalé dans le temps. Il est classique, en cas d’atteinte simultanée, d’opérer la tumeur la moins grosse de première intention. On pratique le plus souvent 2 interventions mais il est possible d’opérer ces patients en une fois.

Existe-t-il des alternatives à la chirurgie ?

En présence de petites tumeurs localisées, il est possible de proposer des alternatives thérapeutiques à certains patients, par exemple chez les sujets les plus fragiles, de par leur âge, ou en raison de maladies associées :

  • La surveillance active, qui consiste à contrôler très régulièrement la tumeur par une série d'examens et à n'intervenir médicalement ou chirurgicalement que lorsque le cancer progresse, tout en restant curable.
  • L'utilisation de techniques d'ablation non chirurgicales(techniques dites ablatives) qui consistent à détruire la tumeur par l’application de froid (cryothérapie) ou de chaleur (radiofréquence), voir la page consacrée aux techniques d'ablation non chirurgicales.

Y a-t-il un traitement après l’intervention ?

Un suivi régulier est mis en place après l'intervention chirurgicale afin de pouvoir dépister précocement une rechute.

Jusqu’ici, aucun traitement « préventif » (appelé adjuvant) n’a démontré son efficacité pour diminuer les risques de rechute locale ou à distance (métastases). Cependant, on connait les facteurs pronostiques qui permettent d’évaluer le risque de rechute : taille de la tumeur, caractéristiques de la tumeur à l’analyse anatomo pathologique (grade élevé, présence de cellules tumorales dans les vaisseaux, ganglions envahis etc…). Des études cliniques sont en cours pour savoir si des thérapies ciblées ou des traitements type immunothérapie pourraient diminuer ce risque de rechute.

Référence :

Recommandations en Onco-Urologie 2010 : Cancer du rein. Patard JJ, Baumert H, Corréas JM, Escudier B et al, Progrès en Urologie (2010), 20 Suppl. 4, 319-339.

Pour en savoir plus :

Voir les présentations du Pr Méjean lors de la 6ème Rencontre Patients ARTUR "Cancer du rein : Retirer la tumeur mais préserver la fonction rénale" et lors de la 5ème Rencontre Patients "Quoi de neuf dans le traitement des petites tumeurs du rein ?".

Dernière mise à jour : le 16 décembre 2011.

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