A.R.Tu.R (Association pour la Recherche sur les Tumeurs du Rein) est une association Loi 1901, qui regroupe des médecins, des malades et des proches de malades. Ses objectifs sont, d'une part, soutenir et développer la recherche sur les tumeurs du rein et leur prise en charge clinique (volet médical), et d'autre part, améliorer l'information des patients, de leur famille, et les aider à vivre avec un cancer du rein (volet patients).

L'association ARTuR a été créée en aout 2005 par deux médecins, le Dr Bernard Escudier, le Pr Arnaud Méjean, et un avocat, Michel Gravé. Le Dr Escudier est cancérologue et chef du comité pluridisciplinaire en onco-urologie de l'Institut Gustave Roussy (94805Villejuif). Le Pr Méjean est chirurgien urologue PU-PH (Professeur des universités - Praticien hospitalier), chef du service d’Urologie à l'Hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP).

Dès 2005 l'objectif des médecins qui ont crée l'association était de développer deux volets :

  1. Un volet « médical et scientifique » destiné aux professionnels. Il permet de promouvoir la recherche sur les tumeurs du rein. Pour cela, les membres de l’association conçoivent des protocoles de recherches, mettent en oeuvre et réalisent des recherches scientifiques dans le domaine de la santé publique et participent à des congrès.
    Un congrès scientifique ARTuR est organisé tous les deux ans par les membres de l'association, le dernier ayant eu lieu en octobre 2011 à Chantilly. Ce congrès offre l'occasion à un peu plus de deux cents spécialistes (oncologues, urologues, chirurgiens, cliniciens, chercheurs, biologistes, anatomo-pathologistes, radiologues...) de débattre et d'échanger pour actualiser et confronter leurs connaissances sur le cancer du rein et sa prise en charge.
    ARTuR accorde également des bourses à des chercheurs préparant DEA, thèses ou postdoctorat, pour la réalisation d'un travail de recherche portant sur les tumeurs du rein. Lors de ce congrès, les sujets de ces recherches sont présentés ainsi que les résultats des études réalisées dans le cadre des bourses ARTuR de l'année précédente.
     
  2. Un volet « patients », destiné aux patients et à leurs proches. Il a pour mission d'informer au mieux les malades et leur famille sur la réalité de cette maladie et de favoriser les échanges.
    C'est dans ce but qu'a été développé un site internet permettant de trouver des informations médicales claires et validées par des médecins. Et comme il est important pour les malades de pouvoir confronter leurs situations personnelles à des témoignages d’autres malades, un forum de discussion est proposé sur le site internet de l'association.
    De plus, chaque année un forum Rencontres Patients est organisé. C'est un moment privilégié pour informer les patients et leurs proches des nouveautés médicales, traiter de thématiques précises et pour permettre aux personnes présentes d'échanger leurs expériences de la maladie.

Le volet scientifique de l'association ARTuR est maintenant bien rodé grâce au travail du Dr Escudier et du Pr Méjean avec l'aide de Catherine Cornuault, secrétaire du Dr Escudier et bénévole active de l'association.

Quant au volet « patients », la volonté de départ du docteur Escudier était d'aider à concrétiser le désir d'un de ses patients malheureusement décédé, de créer une association de patients. Il allait donc de soi que ce soit ceux qui vivent la maladie directement ou indirectement auprès d'un proche qui prennent en charge ce volet en profitant du fait que l'association existe déjà sur le plan administratif et financier. Des appels réguliers en ce sens ont été renouvelés lors des rencontres annuelles.

C'est ainsi qu'un groupe de volontaires (malades et proches de malades) s'est constitué en 2010 avec le désir de s'impliquer dans le développement de l'association ARTuR et de rendre hommage à ce patient en concrétisant sa volonté de créer une association de malades du cancer du rein. Jusqu'à maintenant il n'en existait d'ailleurs pas en France contrairement au Canada, aux États-Unis, à l'Italie, à l'Allemagne, et à la Russie.

Lors de leur première réunion le collectif de bénévoles - qui se sont baptisés les "Arturiens" - a décidé de rester au sein de l'association existante. Cela pour profiter de cette particularité - qui est aussi la force d'ARTuR - d'associer à la fois des médecins et des patients. Aussi pour bénéficier de la structure mise en place, de l'expérience et de la caution scientifique apportées par les médecins qui ont créée l'association. Tous les membres du collectif des Arturiens s'engagent sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne divulguer à aucun tiers des informations personnelles.

ARTuR a eu la chance d'avoir un parrain magnifique en la personne de Bernard Giraudeau. L'homme aux multiples talents de comédien, réalisateur et écrivain, possédait aussi une facette commune, celle-ci, à tant d'autres personnes : celle d'un malade. Il vivait avec un cancer du rein depuis dix ans et il ne le cachait pas. Il en parlait ouvertement et sans fauxsemblant. Il était par contre beaucoup plus discret quant à l'évocation du temps qu'il consacrait au soutien de personnes atteintes d'un cancer. Il intervenait à l'Institut Curie et à l'Institut Gustave Roussy en venant, par exemple, lire des poèmes aux enfants malades. Il était le phare de l'association ARTuR et avait contribué très largement à la faire connaître. La lumière du phare s'est éteinte le 17 juillet 2010.

Bernard Escudier et Arnaud Mejean lui ont rendu hommage : « Son engagement fut d'emblée total et volontaire. Il avait participé à tous les forums patients que nous avions organisés avec lui et il avait toujours tenu à être avec nous. Il avait également participé aux réunions de travail d'ARTuR avec tous les médecins engagés contre le cancer du rein. Sa présence était exceptionnellement ressentie par tous comme une formidable annonce à la vie. Son charisme, son talent se mêlaient à ses expériences pour dompter le cancer. Il disait souvent que le terme de "lutter" contre la maladie était mauvais et qu'il fallait lui préférer celui de "vivre avec". Il avait su mieux que tout autre exprimer l'amalgame qu'il fallait faire entre médecine traditionnelle et médecines dite parallèles.
Jusqu'à ses derniers jours, Bernard avait su garder le cap comme le marin qu'il était. Bien au-delà du parrain ou du patient, il était devenu un ami. Nous le saluons et le remercions pour tout ce qu'il a fait, dit ou écrit. Bon vent Bernard. ».

Dernière mise à jour : 24 juillet 2012.

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